La dame aux oiseaux

Ticha Blabla/ octobre 15, 2021/ Blabla (fr)/ 0 comments

Ladybird

J'avais dit dans un de mes précedents articles que je montrerai ma chère Isobel en tant que Ladybird alors la voici! C'est une photo qui me tenait à cœur, puisque c'est ainsi que je la vois. Et donc partager ma vision est un honneur pour moi.

J'ai pioché un joli poème de Louise Ackermann pour l'accompagner.

Aux femmes

S’il arrivait un jour, en quelque lieu sur terre,
Qu’une entre vous vraiment comprît sa tâche austère,
Si, dans le sentier rude avançant lentement,
Cette âme s’arrêtait à quelque dévouement,
Si c’était la Bonté sous les cieux descendue,
Vers tous les malheureux la main toujours tendue,
Si l’époux, si l’enfant à ce cœur ont puisé,
Si l’espoir de plusieurs sur Elle est déposé,
Femmes, enviez-la. Tandis que dans la foule
Votre vie inutile en vains plaisirs s’écoule,
Et que votre cœur flotte, au hasard entraîné,
Elle a sa foi, son but et son labeur donné.
Enviez-la. Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle
Que l’homme à son secours incessamment appelle,
Sa joie et son appui, son trésor sous les cieux,
Qu’il pressentait de l’âme et qu’il cherchait des yeux,
La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramène
Vers cette arche en danger de la famille humaine,
Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
Pour branche d’olivier a rapporté l’amour.

Et que votre cœur flotte, au hasard entraîné,
Elle a sa foi, son but et son labeur donné.
Enviez-la ! Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle
Que l’homme à son secours incessamment appelle,
Sa joie et son espoir, son rayon sous les cieux,
Qu’il pressentait de l’âme et qu’il cherchait des yeux,
La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramène
Vers cette arche en danger de la famille humaine,
Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
Pour branche d’olivier a rapporté l’amour.

Paris, 1835

Louise Ackermann, Premières poésies, 1871

Et pour finir, j'ajoute ma vision...

La femme aux oiseaux

Arborant une silhouette gracile, un sourire timide, de frêles pétales entre ses doigts, elle déambule dans un paysage bucolique. Cette femme délicate, attire à elle les oiseaux, prince des cieux, digne symbole de paix que de liberté. Ils l'accompagnent dans sa ballade, long périple où elle garde toujours une fière allure, où elle emporte avec elle les témoignages de ceux ayant connu sa chaleur, ayant connu son courage, où du haut de sa petite stature, elle marque les esprits.

 

Je suis désolée ma chère Isobel si je n'ai pu traduire tout ceci en anglais. Mais le cœur y est. En espérant que l'hommage te plaise.

 

 

 

 

 

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